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Calendrier des démarches après un décès : chaque délai daté

Indiquez la date du décès et quelques éléments de situation : le calendrier place chaque démarche à sa date limite, des obsèques au 14e jour jusqu'à la déclaration de succession à 6 mois et à la demande de réversion dans l'année. Les délais fixés par la loi sont distingués des démarches simplement conseillées, et l'ensemble s'exporte dans votre agenda.

Cette date sert de point de départ au calendrier. Certaines démarches ont un autre point de départ, précisé dans leur description.

Le défunt avait aussi

Le calendrier est calculé dans votre navigateur : aucune information saisie n’est transmise ni conservée.

Indiquez la date du décès pour obtenir le calendrier daté de vos démarches.

Bien utiliser cet outil

Calendrier après un décès : lire les échéances affichées

Le calendrier part de la date du décès, pas de la date à laquelle vous commencez les démarches. Une échéance marquée « délai légal » repose sur un texte ; ses conséquences dépendent de la démarche, et certaines dates marquent le début ou la fin d’un droit. Une échéance « conseillée » n'a pas de date butoir, mais attendre coûte souvent un trop-perçu à rembourser ou un compte bloqué plus longtemps.

Les quatre délais qui font perdre de l’argent

La déclaration de succession sous 6 mois (12 mois si le décès a eu lieu hors de France), sous peine d'intérêts de 0,20 % par mois puis de majoration. La demande de réversion du régime général dans l’année du décès pour préserver une date d’effet au plus tôt le mois suivant, sous réserve de remplir les conditions. Le droit viager au logement du conjoint marié, perdu s'il n'est pas réclamé dans l'année. Et, pour les proches à charge d'un défunt salarié, le capital décès de la CPAM, prioritaire pendant un mois seulement.

Le délai de 6 mois ne vise pas la déclaration de revenus

C'est la confusion la plus fréquente. Les revenus de l'année du décès se déclarent au printemps suivant, aux dates habituelles de la campagne. La seule échéance fiscale courte est celle de 60 jours pour signaler le décès au prélèvement à la source, qui concerne le conjoint ou le partenaire survivant.

Obsèques : 14 jours calendaires depuis 2024

Le délai d'inhumation ou de crémation va de 24 heures au 14e jour calendaire suivant le décès, contre 6 jours ouvrables auparavant. Le préfet peut accorder une dérogation. Jusqu'à 5 965 € peuvent être prélevés sur le compte du défunt pour régler la facture, dans la limite du solde disponible.

Ce que le calendrier ne remplace pas

Il ne liquide pas la succession, ne détermine pas qui hérite et ne calcule pas les droits : utilisez pour cela les simulateurs de dévolution et de droits de succession. Il ne couvre pas le décès d'un enfant mineur, les régimes de retraite particuliers ni la reprise d'une entreprise du défunt. Le notaire et chaque organisme confirment les pièces exigées.

Sources vérifiées

Article R2213-33 du CGCT pour le délai des obsèques, article 641 du CGI pour la déclaration de succession, articles 771 et 772 du Code civil pour l'option successorale, articles 763 à 766 pour le droit au logement du conjoint, article L361-4 du Code de la sécurité sociale pour le capital décès, article R353-7 pour la date d'effet de la réversion et article 14 de la loi du 6 juillet 1989 pour le bail. Montant de 5 965 € fixé par l'arrêté du 24 décembre 2025. Fiches Service-Public vérifiées en octobre 2026.

Questions fréquentes

Ce que les visiteurs veulent vérifier avant d'agir

Quel est le délai pour organiser des obsèques ?

L'inhumation ou la crémation doit avoir lieu au moins 24 heures après le décès et au plus tard le 14e jour calendaire qui suit. Le préfet du département peut accorder une dérogation lorsque des circonstances particulières le justifient. En cas d'obstacle médico-légal, le délai court à partir de l'autorisation du procureur.

Que se passe-t-il si la déclaration de succession est déposée en retard ?

Des intérêts de retard de 0,20 % par mois courent sur les droits dus à partir du mois qui suit l'expiration du délai. Une majoration peut s'y ajouter, et elle devient lourde, jusqu'à 40 %, lorsque la déclaration n'est toujours pas déposée malgré une mise en demeure. Même sans droits à payer, une déclaration peut être obligatoire. Des dispenses existent, notamment sous 50 000 € pour le conjoint, le partenaire de PACS ou la ligne directe sans donation non déclarée, et sous 3 000 € pour les autres héritiers.

Peut-on encore demander la réversion plus d’un an après le décès ?

Oui, le droit n'est pas perdu. Mais pour le régime général, une demande déposée dans l’année permet de choisir une date d’effet au plus tôt le premier jour du mois suivant le décès, si les conditions sont remplies. Pour une demande tardive, la date d’effet est un premier jour de mois qui ne peut précéder le dépôt, en pratique le mois suivant. Les mois écoulés entre-temps ne sont pas versés rétroactivement.

Faut-il prévenir chaque organisme séparément ?

Oui, dans les faits. La mairie transmet le décès à l'Insee et certaines caisses en sont informées par ce canal, mais avec un délai variable : ne comptez pas dessus pour arrêter une pension ou une allocation versée au défunt. Prévenez vous-même chaque organisme qui lui versait une prestation, puis les banques, assureurs, bailleur, fournisseurs d'énergie et opérateurs, chacun avec un acte de décès.

Les données saisies dans le calendrier sont-elles enregistrées ?

Non. Le calendrier est calculé dans votre navigateur et rien n'est transmis. Le fichier d'agenda (.ics) est généré sur votre appareil : vous pouvez l'importer dans Google Agenda, Outlook ou le calendrier de votre téléphone, avec un rappel deux jours avant chaque échéance.