Le simulateur affiche des plafonds légaux, pas un devis : l'assureur peut proposer moins, jamais plus pendant les trois premières années. La vraie surprise, pour la plupart des retraités, n'est pas la hausse de 25 % puis 50 % : c'est la disparition de la part employeur dès le premier mois.
Le tarif global, pas la ligne du bulletin de paie
En activité, l'employeur finance au moins la moitié de la cotisation. À la retraite, vous payez la totalité : un contrat à 100 € dont vous ne voyiez que 40 € sur votre bulletin vous coûte 100 € dès le premier mois, à tarif « inchangé ». Demandez le tarif global à votre service RH avant de partir ; à défaut, l'onglet « Je ne connais que ma part » le reconstitue.
100 %, 125 %, 150 %, puis plus de plafond
Le plafond s'applique au tarif des salariés actifs de l'entreprise, qui évolue chaque année : si ce tarif augmente, votre plafond augmente avec lui. À partir de la quatrième année, l'assureur fixe librement le prix ; c'est le moment de refaire la comparaison, pas seulement au départ.
Six mois, même sans proposition
L'assureur doit vous adresser sa proposition dans les 2 mois qui suivent la fin du contrat de travail ou de la portabilité. Le délai de 6 mois part de la rupture du contrat de travail ou de la fin de la portabilité, même sans proposition reçue. Écrivez vous-même à l'assureur dès votre départ, et gardez la preuve d'envoi.
Quand le maintien Evin reste le bon choix
Soins lourds en cours, antécédents médicaux, besoin d'être couvert sans délai de carence : le contrat Evin ne demande aucun questionnaire de santé. Comparez les garanties, les personnes couvertes et le tarif réellement proposé ; les plafonds seuls ne permettent pas de choisir. Ne le résiliez qu'après acceptation ferme d'un autre assureur : le droit ne s'exerce qu'une fois.
Sources vérifiées
Article 4 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 pour le droit au maintien et ses délais, décret n° 2017-372 du 21 mars 2017 pour les plafonds de 100 %, 125 % et 150 %, article L911-7 du code de la sécurité sociale pour la participation minimale de l'employeur de 50 %.